Pourquoi j'ai créé Choisir sa ville
Par Florian Duboc
Ce que m'ont appris deux expériences immobilières
Quand j'ai acheté ma première maison — un coup de cœur — je l'ai payée au-dessus du prix du marché. Par manque de connaissances et d'expérience, j'ai fait entièrement confiance à l'agent immobilier qui nous la présentait.
Quelques années plus tard, en cherchant à la revendre, j'ai eu le sentiment que certaines offres au prix affiché ne m'étaient pas toujours transmises — vraisemblablement pour faire monter la commission. Sans accuser personne : un agent reste un intermédiaire dont les intérêts ne coïncident pas forcément avec les vôtres, que ce soit par calcul ou simplement parce que c'est un humain. Le vrai problème, lui, est structurel : je décidais sans données (ou trop peu), sur la base d'un ressenti.
Le vrai problème : des données officielles, mais éparpillées et illisibles
Je déménage souvent, et à chaque fois le même constat. Les informations qui devraient précéder toute recherche de logement — prix d'achat, loyers, niveau de sécurité, services, transports — existent et sont publiques. Les transactions immobilières, par exemple, sont ouvertes depuis 2019 via la base DVF de la DGFiP (Licence Ouverte). Mais elles sont dispersées sur une dizaine de sites administratifs, dans des formats bruts, difficiles à lire et impossibles à croiser pour un particulier. Le constat a été flagrant quand j'ai quitté la Normandie pour m'installer dans l'Hérault : comment déterminer où vivre selon mes propres critères — un budget, un niveau de tranquillité au quotidien, et la proximité de mes points d'intérêt (le travail, la salle de sport…) — sans passer des semaines à compiler des chiffres à la main ?
Ce que fait Choisir sa ville, différemment
Tout est parti d'un énorme fichier Excel, que j'enrichissais de nouvelles données à chaque déménagement — en cherchant surtout à automatiser ce travail fastidieux. À force, l'évidence s'est imposée : cet outil devait être un site public, accessible à tous.
Choisir sa ville regroupe au même endroit des données exclusivement officielles (DVF, INSEE, SSMSI, Carte des loyers…), les croise et les rend lisibles en comparant les communes, critère par critère, sur vos critères. Aucun biais financier, aucun biais politique, aucune annonce à vous vendre. L'objectif est simple : vous aider à décider où acheter ou vivre sur des données concrètes, pas sur le ressenti d'un intermédiaire. La méthode est documentée — voir la méthodologie et les sources.
Pourquoi ne pas simplement demander à une IA ?
On pourrait croire qu'il suffit aujourd'hui de poser la question à ChatGPT ou à un autre assistant. J'utilise ces outils tous les jours et je les trouve excellents — pour résumer, expliquer, dégrossir. Mais pour une décision d'achat ou d'installation, ils montrent vite leurs limites : des réponses souvent généralistes, parfois datées, et surtout sans source vérifiable. Un prix au m² avancé sans dire d'où il vient, sur quelle période ni sur combien de transactions, n'aide pas à décider — il faut pouvoir le tracer. Une IA ne compare pas non plus les communes, critère par critère, selon votre budget et vos points d'intérêt, ne les pose pas sur une carte, et ne mesure pas un vrai temps de trajet porte-à-porte. Choisir sa ville fait précisément ce travail : des données officielles, datées et sourcées, croisées pour votre cas. Et si une IA veut une réponse fiable sur une commune, elle peut justement s'appuyer sur ces données.
Prêt à comparer les communes selon vos propres critères ?
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